PAPILLON

Tel un papillon mes peines passent
Effleurant silencieuses mes souvenirs,
Brisant lentement le repos
De mon cœur triste et fatigué.

Papillon, si à toi une larme froisse,
Le vent peut te renverser,
Rien ne te presse de t’envoler
Sans audace ta beauté tu perdras.

Fragile comme les ailes de papillon
Mon chagrin par le monde cherche
Des rêves et aussi des vieux amours
Que le temps a réussi à entraver.

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COMBATE

Las palabras que en la noche rondan
Son luchas
Que mi abismo ensanchan,
Sed y hambre
Que a mi cuerpo afligido apagan
Humedad
De lágrimas que en olvidar se gastan.

Los suspiros que en las noches me ahogan
Son sueños
Que en mi cabeza estallan,
Ilusión, anhelo
Que mis cansados miedos combaten
El vacío
Donde le esperanza y tu amor se pierden.

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COMBAT

Les mots que dans la nuit me hantent
Sont des luttes
Que mon abîme accroît,
La soif et la faim
Que mon corps affligé dévaste,
C’est l’humidité
Des larmes qu’à oublier s’acharnent.

Les soupirs que dans la nuit me noient
Sont des rêves
Que dans ma tête éclatent,
L’illusion, l’envie
Que mes peurs exténuées combattent,
Le néant
Où l’espoir et ton amour s’égarent

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MATARON

Mataron al hombre que sueña,
Aquel que con su sonrisa seduce,
Con su mirada acoge,
Y con sus palabras
Enseñaría a vivir.

Mataron al niño que duerme
Aquel que con su sonrisa seduce,
Con su mirada interroga,
Y con los días
Aprendería a vivir.

Mataron a la mujer que espera
Aquella que con su sonrisa seduce,
Con su mirada interpela
Y con su ternura
Trataría de vivir.

Mataron a las gentes que sueñan,
Que sonríen, que seducen, que acogen,
Aquellas que con el hambre se duermen,
Con frio en el corazón despiertan,
A la insolencia maldicen
Y con el tiempo
Aprenden a morir.

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ON A TUE

On a tué l’homme qui rêve,
Celui dont le sourire séduit,
Le regard accueille,
Et dont les mots
Auraient rnseigné à vivre.

On a tué l’enfant qui dort,
Celui dont sourire séduit,
Le regard interroge,
Et qui vec les jours
Aurait appris à vivre.

On a tué la femme qui attend,
Celle dont le sourire séduit,
Le regard interpelle,
Et qui grâce à sa tendresse
Aurai tenté de vivre.

On a tué les gens qui rêvent,
Qui sourient, qui séduisent,
Ceux qui avec la faim s’endorment,
Avec le froid au cœur se réveillent,
Ceux qui l’insolence maudissent
Et, avec le temps
Apprennent à mourir.

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DE TUS OJOS

De tus ojos has borrado
Ese horizonte tan negro
Que no querías mirar.

Pero la humanidad gritaba
Y una lágrima te pedía
Para sus penas subsanar.

Aun así, entre la humanidad y tus ojos,
No hubo ni lágrimas, ni compasión,
Y aun menos dignidad.

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DE TES YEUX

Tu as effacé de tes yeux
Cet horizon si noir
Que tu ne voulais pas regarder.

Mais l’humanité hurlait
Et une larme te demandé
Pour ses peines remédier.

Et pourtant, entre l’humanité et tes yeux
Il n’y a eu ni des larmes, ni de compassion,
Moins encore de dignité.

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