SI DEBIERAMOS

Si llorar debiéramos
Cuando el amor carcome,
Cuando se acaba, cuando se va.

Si llorar debiéramos
Cuando un niño muere,
Sin ternura, ni cuidado, ni compasión.

Si llorar debiéramos
Cuando el miedo a la mujer consume
La acosa el peligro, la destruye la soledad.

Si llorar debiéramos
Cuando el mundo tiene hambre
El frio golpea, se derriba la ilusión.

Si llorar debiéramos
Cuando la guerra mata
Y la derrota no encuentra su paz.

Si llorar debiéramos
Cuando la impotencia quema
Y la resistencia se ahoga de luchar.

Si llorar debiéramos
Cuando la pasión se agota
Y la indiferencia hiere el corazón

Si llorar debiéramos,
Entonces, por favor lloremos,
Que las lágrimas lavan la razón.

SI NOUS DEVIONS

Sin nous devions pleurer
Quand l’amour ronge,
Quand il se termine, quand il s’en va.

Si nous devions pleurer
Quand un enfant meurt sans tendresse,
Sans soin, sans compassion.

Si nous devions pleurer
Quand la peur use la femme,
Le danger la hante, la solitude la détruit.

Si nous devions pleurer
Quand le monde a faim,
Le froid le frappe et s’effondre l’illusion.

Si nous devions pleurer
Quand la guerre tue
Et la défaite ne trouve pas la paix.

Si nous devions pleurer
Quand l’impuissance brûle
Et la résistance se noie dans la lutte.

Si nous devions pleurer
Quand la passion s’épuise
Et l’indifférence blesse les cœurs.

Si nous devions pleurer
Alors, par pitié pleurons
Que les larmes nettoient la raison.


PARA ACORDARME DE TI

Para lograr acordarme de ti
No tengo el deseo, el favor de las lágrimas,
La amargura en mis labios,
Ni el corazón que me hable de dolor.

Para lograr acordarme de ti
No poseo la indiferencia, el silencio,
El temor en las noches solitarias,
Ni mi cuerpo que vibre de pasión.

Para lograr acordarme de ti
No me he reposado en el tiempo,
Cerrado los ojos para volver a verte,
Ni tocado mi piel que te siente aún.

Para lograr acordarme de ti
Debo escuchar los cantos de amor
Que nacen de romances de luna
Contando las tantas noches
Que nos pudimos amar.

POUR ME SOUVENIR DE TOI

Pour parvenir à me souvenir de toi
Je n’ai ni l’envie, ni la faveur des larmes,
Ni l’amertume dans mes lèvres
Ni le cœur qui me parle de douleur.

Pour parvenir à me souvenir de toi
Je ne possède ni l’indifférence, ni le silence,
Ni la peur dans les nuits solitaires,
Ni mon corps qui vibre de passion.

Pour parvenir à me souvenir de toi
Je ne me pas compté sur le temps,
Ni fermé les yeux pour te revoir,
Ni touché ma peau qui gardent tes mains.

Pour parvenir à me souvenir de toi
Je dois écouter les chants d’amour
Qui naissent des romances de lune
Qui racontent les tant de nuits
Que nous avons pu nous aimer

SI TE BUSCO

No sé
Si en mi mente has existido
O si tan solo
El recuerdo fuiste de algún sueño,
No sé
Si en mis delirios dormiste
Pero aún si te busco,
No te logro encontrar.

Tal vez frente a mi pasaste
Y una ilusión con en el aire pasó
O tu imagen en mis ojos entró
Pero aún si te busco,
No te logro observar.

No sé si tu voz la trajo el viento
Que un sonido a la memoria arrancó
Y un fantasma despertó.
Pero aún si te busco,
No te logro escuchar.

No sé si en verdad has existido,
Si te soñé, si te inventé
Pero a mi te integré
Y aún si te busco,
No te logro tener.

SI JE TE CHERCHE

Je ne sais pas
Si dans mon esprit tu as existé
Ou si seulement
Souvenir de rêve tu as été,
Je ne sais pas
Si dans mes délires tu as dormi.
Mais même si je te cherche
Je n’arrive pas à te trouver.

Peut-être que devant moi tu es passé
Et avec l’air une illusion est passée
Ou ton image dans mes yeux est rentrée.
Mais même si je te cherche,
Je n’arrive pas à te regarder.

Je ne sais pas
Si ta voix, le vent l’a emportée
Qu’un soupire à la mémoire a arraché
Et un fantasme réveiller.
Mais même si je te cherche,
Je n’arrive pas à te distinguer.

Je ne sais pas si vraiment tu as existé,
Si je t’ai rêvé, si je t’ai inventé,
Mais à moi je t’ai assimilé
Et même si je te cherche,
Je n’arrive pas à t’avoir.

LOS SUEÑOS

Ya no está más aquel horizonte,
Contemplado sin cerrar los ojos,
Que a abandonarme me invitaba,
A placidez y frivolidad,
Escondiendo las palabras
Para entonces, en silencio soñar.

La incertidumbre aparece
Frente a la ineluctable espera
De aquel visitante desconocido
Portador de fantasmas y tristezas,
Y del interminable tiempo muerto
Donde temores y combates navegan

Solo hambre, guerra, angustia,
Llantos que ofuscan,
Miedo que con la justicia tropieza,
Rabia que se aferra al corazón
Y la ausencia que mis sueños penetra
Llevándose a la vez tu amor.

LES RÊVES

Il n’y a plus cet horizon
Tant contemplé sans fermer les yeux,
Qui m’invitait à l‘abandon,
A l’insouciance et à la légèreté
Et qui masquait les mots
Pour alors, rêver en silence.

L’incertitude apparait
Face à l’inéluctable attente
De ce visiteur inconnu
Porteur de fantômes et de tristesses
Et de l’interminable temps mort
Où des craintes et des combats naviguent.

Seule la faim, la guerre, la détresse,
Les pleurs qui offusquent,
La peur qui se heurte à la justice,
La colère qui se cramponne au cœur
Et l’absence qui pénètre mes rêves
En emportant avec elle ton amour.

LOS COLORES

Ámbar el color del cielo,
Diríamos un atardecer,
Claros los colores de los sueños
Cuando a recorrer la vida partí.

Verde y fresco el color de la hierba
Cuando a cada paso besaba mis pies,
Violeta de mi esperanza el color
Cuando la ilusión mi corazón llegó.

Brillo luminoso en mis ojos
Cuando el horizonte penetré,
Y un gris claro cubrió las nubes
Cuando de este hechizo desperté.

No aprendí a amar sin esperar
Ni a ser feliz sin llorar,
Un combate se volvió mi vida,
Un riesgo mi felicidad.