RÊVE DISPARU

C’est l’écho d’un rêve disparu
Le bonheur arraché par le temps,
Les désir ensevelis dans le silence.

C’est comme une vie qui se déroute,
Une oublie que devient incohérant
Une raison égarée dans l’absurdité.

Je peux te chercher de tant de façons,
T’imaginer de tant de manières,
Parler au souvenir de ton regard,
Et même dans le vide toucher ton corps.

Pour toi je pourrais réveiller la nuit,
Attraper la naissance des sons,
Rassembler les traces perdues,
Te chercher jusqu’à la fin du monde.

Mais les soupirs ne méprennent pas.
Ils pleurent l’absence,
Déplorent l’abandon,
Et meurent dans la solitude.

YO NO ESTABA

La apatía venció
Ilusiones y ternura,
Pero yo no estaba.
Bajaste los ojos,
La ilusión y la ternura
Vencidas, cayeron a tus pies

El desdén ultrajó
Corazón y sentimientos,
Pero yo no estaba.
Al amor diste la espalda,
Tu corazón y tus sueños
Ultrajados, cayeron a tus pies

Y el silencio hablo,
La soledad mataba
Si yo no estaba.
Pero ni mis sueños,
Ni mis sentimientos, ni mi amor
Te rescataban del rencor.
Es por eso, que yo no estaba.

JE N’Y ETAIS PAS

L’apathie a vaincu
L’illusion et la tendresse,
Mais je n’y états pas
Tu as baissé les yeux,
L’illusion et la tendresse
Vaincues, sont tombés à tes pieds.

L’indifférence a outragé
Le cœur et les sentiments,
Mais je n’y étais pas.
Tu as tourné le dos à l’amour.
Le cœur et les sentiments
Outragés, sont tombés à tes pieds.

Et le silence a parlé,
La solitude tuait
Quand je n’y étais pas,
Mais ni mes rêves,
Ni mes sentiments ni mon amour
Ne te délivraient du dépit.
C’est pour ça, que je n’y étais pas


Al tiempo

Sin compasión ni tregua surges
Y hasta el rincón de mis secretos llegas
Apresando el coraje perdido por temores,
Los placeres por reflexiones olvidados
Y también las huellas de los amores
Que en mi carne yo pude guardar.

Con esmero en mi ser entraste
Tomaste mis manos, mi vientre,
Mi tronco y en mi rostro te instalaste,
Alcanzaste mi caminar y mis gestos,
Pero mi amor, mi alegría, mi mente
Son tesoros que nunca tendrás.

Tiempo, tus pasos nunca he contado,
Y como una brisa ligera te imaginé,
Pero mi fuerza guardé para decirte
Que es mi reflejo quien me mira,
Mis deseos que habitan mis sueños,
Mis recuerdos que se extienden
E instantes que me dan aún su sabor.

Tiempo, aunque contar hacia atrás es ilusorio
Sin cerrar los ojos todavía percibo
Temblorosos suspiros que a mi oído llegan
Palabras tiernas que mi piel acarician
Y el amor que a través de ti aprendí a conocer

AU TEMPS

Sans compassion ni trêve tu surgis,
Et jusqu’au tiroir de mes secrets tu arrives,
Tu saisis le courage abandonné par les peurs,
Les plaisirs délaissés par les dires
Mais aussi les empreintes des amours
Que dans ma chair j’ai pu garder.

Tu es entré avec soin dans mon être
Tu as pris mes mains, mon ventre,
Mon torse et sur mon visage tu t’es installé,
Tu as atteint ma démarche, mes gestes,
Mais mon amour, ma joie, mes pensées
Ce sont des trésors que tu ne prendras jamais.

Temps, tes pas je ne les ai pas comptés,
Et telle une brise légère je t’ai imaginé,
La force j’ai gardée pour te dire
Que c’est mon reflet qui me regarde,
Mes désirs qui peuplent mes rêves,
Mes souvenirs qui s’étendent,
Et les instants que je savoure encore. Temps, même si te décompter est illusoire
Sans fermer les yeux je perçois encore
Des soupirs tremblants à mon oreille,
Des mots tendres qui caressent ma peau,
Et l’amour qui à travers toi, à connaître j’ai appris.

SOY

 Soy más que el odio y que las culpas,
 Más que el estropeo y la mentira,
 Más que lo importante para muchos,
 Más que lo banal para otros pocos.

 Soy más que el silencio y la amargura,
 Mas que lo incierto, lo lejano
 Y más que la indiferencia y la agonía.
 Soy más que la pérdida y el ahogo,
 Más que la impotencia y la apatía.

 Soy el destello, soy la llama,
 Soy el fuego que el desatino quema,
 Soy la borrasca que confunde el viento,
 Soy la tormenta que los muros derrumba.

 Soy la esperanza que en la carne nace,
 Que vive una corta o una larga vida
 Y que sigue viviendo, con la muerte todavía.
 Soy la ilusión para quienes afrontan
 En su cuerpo o en su alma la desdicha.

JE SUIS

Je suis plus que la haine et les culpabilités,
Plu

Je suis plus que la haine et les culpabilités,
Plus que le préjudice et le mensonge,
Plus que l’important pour la plupart
Plus que la banalité pour quelques-uns.

Je suis plus que le silence et l’amertume,
Plus que le lointain, l’incertain
Et plus que l’indifférence et l’agonie.
Je suis plus que la perte et l’oppression,
Plus que l’impuissance et l’apathie.

Je suis l’éclair, je suis la flamme
Je suis le feu que la déraison brûle,
Je suis la bourrasque qui trompe le vent
Je suis la tourmente qui les murs écroulent.

Je suis l’espoir qui dans la chaire naît
Qui brièvement ou longuement vit
Et que malgré la mort, A vivre continue.
Je suis l’illusion pour ceux qui affrontent
La disgrâce dans leur âme et dans leur corps.


s que le préjudice et le mensonge,
Plus que l’important pour la plupart
Plus que la banalité pour quelques-uns.

Je suis plus que le silence et l’amertume,
Plus que le lointain, l’incertain
Et plus que l’indifférence et l’agonie.
Je suis plus que la perte et l’oppression,
Plus que l’impuissance et l’apathie.

Je suis l’éclair, je suis la flamme
Je suis le feu que la déraison brûle,
Je suis la bourrasque qui trompe le vent
Je suis la tourmente qui les murs écroulent.

Je suis l’espoir qui dans la chaire naît
Qui brièvement ou longuement vit
Et que malgré la mort, A vivre continue.
Je suis l’illusion pour ceux qui affrontent
La disgrâce dans leur âme et dans leur corps.

LA MUJER DESNUDA

La vi pasar, así, desnuda,
Por la acera del frente,
Con sus dudas y amarguras,
Sus luchas, fracasos y derrotas.

Tal vez fue bella, ella,
La mujer desnuda
De la acera del frente
Que parar el tiempo no pudo
Los años fueron su recompensa.

Sus días fueron de vida,
Fueron de muerte,
De amores y alegrías también,
Los días de ella, la mujer desnuda,
De la acera del frente.

Siempre si hizo preguntas
Pero pocas fueron sus respuestas
Tuvo amigos y enemigos,
Y por qué no, Ilusiones y afecciones

Pero aquella mujer desnuda,
La que vi pasar
Por la acera del frente
De soledad no habla
Para que sus palabras
Un pretexto no se vuelvan.


LA FEMME DENUDE

Je l’ai vu passer, comme ça, dénudée
Sur le trottoir d’en face
Avec ses doutes et amertumes,
Ses luttes, ses échecs et ses défaites.

Elle a peut-être été belle, elle,
La femme dénudée
Du trottoir d’en face
Qui n’a pas pu arrêter le temps
Les années ont été sa récompense

Ses jours ont été de vie
Ils ont été de mort,
D’amours et aussi de joie,
Ceux à elle, la femme dénudée,
Du trottoir d’en face.

Elle s’est posé des questions
Mais rarement elle a su se répondre
Elle a eu des amis et des ennemis
Et aussi des illusions et des affections.

Mais cette femme dénudée
Celle que j’ai vu passer
Sur le trottoir d’en face
Ne parle pas de solitude
Afin que ses paroles
Ne se transforment en prétexte.