LA MALEZA

La maleza se cogió el vacío
Los paisajes se cambiaron
Las gentes huyeron
Y la tierra abandonada
En la sed se adentró.

La maleza se cogió el recuerdo,
En vano tu presencia busqué.
Pero tu morada la tierra quitó,
Los amores igualmente huyeron
Y el nuestro en la maleza se perdió.

La tierra entonces me confió,
Que la violencia expulsó las gentes,
Destruyó el paisaje, destruyó el amor.
La maleza se tomó el vacío,
El silencio, el recuerdo
Y dentro de la tierra con afán creció.

Pero en la tierra sedienta y vacía
Sin gentes, ni paisaje ni amor
En la maleza profunda y hastiada
Una esperanza de vida se ocultó.  

            

LE MAQUIS

Le maquis a envahi le vide
Les paysages ont changé
Les gens se sont enfuis
Et la terre abandonnée
Dans la soif s’est enfoncée.

Le maquis a envahi le souvenir,
Et en vain ta présence j’ai cherché
Mais ta demeure la terre a quittée.
Les amours se sont enfuis aussi
Et le nôtre, dans le maquis s’est égaré.

La terre alors m’a confié
Que la violence a expulsé les gens.
A détruit les paysage et l’amour,
Le maquis a envahi le vide,
Et dans la terre il s’est empressé de grandir

Mais la terre vide et assoiffée
Sans personne, ni paysage, ni amour
Dans le maquis las et profond
Un espoir de vie s’est occulté.




LOS SUEÑOS

Ya no está más aquel horizonte,
Contemplado sin cerrar los ojos,
Que a abandonarme me invitaba,
A placidez y frivolidad,
Escondiendo las palabras
Para entonces, en silencio soñar.

La incertidumbre aparece
Frente a la ineluctable espera
De aquel visitante desconocido
Portador de fantasmas y tristezas,
Y del interminable tiempo muerto
Donde temores y combates navegan

Solo hambre, guerra, angustia,
Llantos que ofuscan,
Miedo que con la justicia tropieza,
Rabia que se aferra al corazón
Y la ausencia que mis sueños penetra
Llevándose a la vez tu amor.

LES RÊVES

Il n’y a plus cet horizon
Tant contemplé sans fermer les yeux,
Qui m’invitait à l‘abandon,
A l’insouciance et à la légèreté
Et qui masquait les mots
Pour alors, rêver en silence.

L’incertitude apparait
Face à l’inéluctable attente
De ce visiteur inconnu
Porteur de fantômes et de tristesses
Et de l’interminable temps mort
Où des craintes et des combats naviguent.

Seule la faim, la guerre, la détresse,
Les pleurs qui offusquent,
La peur qui se heurte à la justice,
La colère qui se cramponne au cœur
Et l’absence qui pénètre mes rêves
En emportant avec elle ton amour.

LOS COLORES

Ámbar el color del cielo,
Diríamos un atardecer,
Claros los colores de los sueños
Cuando a recorrer la vida partí.

Verde y fresco el color de la hierba
Cuando a cada paso besaba mis pies,
Violeta de mi esperanza el color
Cuando la ilusión mi corazón llegó.

Brillo luminoso en mis ojos
Cuando el horizonte penetré,
Y un gris claro cubrió las nubes
Cuando de este hechizo desperté.

No aprendí a amar sin esperar
Ni a ser feliz sin llorar,
Un combate se volvió mi vida,
Un riesgo mi felicidad.

LES COULEURS

Ambre était la couleur du ciel
On aurait dit un coucher de soleil,
Claires étaient les couleurs des rêves
Quand la vie j’ai voulu parcourir.

Verte et fraiche la couleur de l’herbe
Quand pas à pas elle caressait mes pieds,
Violette la couleur de mon espoir
Quand mon cœur d’illusions s’est rempli.

Un éclat lumineux dans mes yeux
Quand l’horizon j’ai pénétré
Et un gris a couvert les nuages
Quand de ce sortilège, je me suis réveillée.

Je n’ai pas appris à aimer sans attendre
Ni à être heureuse sans pleurer,
Un combat est devenu ma vie
Et un risque mon bonheur.